La galette des rois traverse l'histoire

Et en Alsace?

La galette des rois, en manger c'est très bien, en parler avant c'est encore mieux !

Dans l'Antiquité romaine, début janvier, la date de l'Épiphanie correspondait à la fête païenne des Saturnales.

Pendant cette période, tout était bousculé et les rôles entre maîtres et esclaves inversés. Les esclaves devenaient les "rois d'un jour".

Les soldats tiraient au sort, au moyen d'une fève, un condamné à mort qui devenait "roi" le temps des réjouissances.

Les Saturnales achevées, la sentence était exécutée !...

Jusqu'à la fin du IVe siècle, l'Épiphanie est la grande et unique fête chrétienne .

Elle célèbre la naissance  de Jésus qui reçoit la visite et l'hommage des Rois mages. Elle a lieu le 6 janvier.

C'est sous l'Ancien Régime que cette tradition devient "le gâteau des Rois" car on l'offrait à son seigneur en même temps que sa redevance.

Pendant la Révolution Française, à l'époque de la Convention, la fête des Rois a failli être interdite.

On la baptisa alors "la fête des Sans-Culottes" puis le gâteau fut nommé "gâteau de l'égalité". C'est ainsi que la tradition fut sauvée.

Depuis 1971, dans les pays où l'Épiphanie n'est pas un jour férié, elle se fête le premier dimanche qui suit le 1er janvier.

Enfin, autrefois, en Alsace, pour se protéger des incendies et des inondations, on traçait les 3 initiales C+M+B (du nom des 3 Rois mages : Caspar, Melchior et Balthazar) sur les portes des maisons.

Dans le sud de l'Alsace, la tradition perdure chez certains commerçants et artisans qui tracent encore à la craie un petit cœur avec les lettres CMB, pour mettre leur travail sous la protection des Rois mages.

A Wangen, la boulangerie- pâtisserie Zores  propose d'excellentes galettes des rois depuis 1906 et  quatre générations !